Article paru dans « Dr Good » n°50 en octobre 2025 /
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes. Elles sont pourtant en grande partie évitables ! Pour faire le point, une consultation chez le cardiologue s’impose parfois.
Chaque jour en France, plus de 200 femmes meurent d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire, le plus souvent un accident vasculaire cérébral, contre une trentaine d’un cancer du sein. Pourtant, alors que nous savons (presque) toutes qu’il existe un programme de dépistage organisé de ce cancer, il n’existe aucune campagne nationale de dépistage des maladies cardiovasculaires chez les femmes, et les programmes de prévention sont encore largement ignorés…
Des risques cardiovasculaires accrus chez les femmes
« Femmes et hommes font face aux mêmes facteurs de risque cardiovasculaire, comme le tabac, l’excès de cholestérol, l’hypertension artérielle, le diabète ou le manque d’activité physique. Mais les femmes y sont plus sensibles », insiste Dr Patrick Assyag, cardiologue. Par ailleurs, elles présentent des risques supplémentaires, liés à leurs hormones et leur vie gynécologique. Il existe ainsi trois périodes clés de leur vie où le risque cardiovasculaire est majoré : lors de la première prise d’une contraception à base d’œstrogènes non naturels qui favorisent la coagulation et augmentent le risque d’événement cardiovasculaire, pendant une grossesse où elles peuvent souffrir d’hypertension, de prééclampsie (hypertension de la grossesse) et/ou de diabète gestationnel, et à la ménopause où la chute brutale des hormones féminines les fait rejoindre voire dépasser les hommes en matière de risques pour le cœur et les artères. « Une évaluation personnalisée des risques cardiovasculaires doit être envisagée pour chaque femme, à l’occasion de chacune de ces périodes de vie », insiste le cardiologue. Enfin, les femmes qui souffrent de migraines avec aura, d’un syndrome des ovaires polykystiques ou d’endométriose, celles qui ont subi une stimulation ovarienne ou une radiothérapie du thorax pour traiter un cancer du sein par exemple sont aussi plus fragiles.
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