Alzheimer : vers des traitements sur mesure

Dossier sur la maladie d’Alzheimer paru dans Recherche & Santé n°147 – La revue de la Fondation pour la Recherche Médicale – automne 2016

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Extraits :

– Les trous de mémoire sont forcément synonymes d’Alzheimer
FAUX Oublier son parapluie dans un magasin ou la liste des courses, cela arrive à tout âge ! Les processus de mémorisation et de récupération des souvenirs sont en effet sensibles au stress, à la fatigue ou à un simple problème d’attention. Cependant, avec l’âge, on apprend moins vite et l’attention est plus facilement perturbée, il est donc normal que ces trous de mémoire deviennent plus fréquents. Ce n’est que lorsqu’ils posent problème dans la vie quotidienne et/ou les relations sociales, qu’il faut s’inquiéter et consulter son médecin traitant.

– La dépression peut être l’un des symptômes de la maladie
VRAI Chez une personne de plus de 65 ans, dépression et maladie d’Alzheimer peuvent se confondre, car toutes les deux engendrent des troubles de la mémoire. C’est pourquoi des traitements antidépresseurs sont souvent envisagés en première intention. Avec le temps, lorsque la maladie d’Alzheimer se développe, la dépression touche fréquemment les malades et ce pour deux raisons : à cause des symptômes de la maladie qui sont de plus en plus handicapants au quotidien, mais aussi parce que les lésions cérébrales peuvent être elles-mêmes à l’origine d’un syndrome dépressif.

– La maladie d’Alzheimer ne touche que des personnes âgées
FAUX Il existe des formes précoces, très rares, liées à des prédispositions génétiques dans lesquelles les premiers symptômes de la maladie peuvent apparaître dès 45 ans. Mais cela concerne moins de 1 % des malades. Pour l’instant, trois mutations génétiques différentes ont été mises à jour. Elles sont toutes autosomiques dominantes : une personne porteuse de l’une de ces mutations tombe forcément malade, et a 50 % de risque de la transmettre à chacun de ses enfants.

– Un tiers des cas de maladies d’Alzheimer pourrait être évité
POSSIBLE C’est en tout cas ce qu’affirme une étude publiée en juillet 2014 dans The Lancet Neurology, estimant qu’une mauvaise hygiène de vie et un piètre accès à l’éducation seraient responsables d’un tiers des cas de la maladie d’Alzheimer. D’après les chercheurs, l’incidence de la maladie dans le monde pourrait être réduite en agissant pour améliorer l’accès à l’éducation et en réduisant des facteurs de risques qui sont pour l’essentiel communs aux maladies cardiovasculaires (inactivité physique, tabagisme, hypertension, obésité et diabète).

– Il n’y a pas que la santé du malade qui compte, celle de l’aidant aussi.
VRAI Vivre au quotidien avec un malade d’Alzheimer demande beaucoup d’attention et des changements dans les habitudes de vie. Pour l’aidant, il est crucial de ne pas s’installer dans une relation d’exclusivité, de conserver une vie sociale et de veiller à se faire aider soi-même ! Il existe pour cela de nombreuses solutions (aide à domicile, activités à l’extérieur, accueil de jour, association de patients et d’aidants…)

– Mon père / ma mère a la maladie d’Alzheimer, je vais l’avoir aussi.
NON En dehors de très rares cas, qui concernent moins de 1 % des malades, cette pathologie n’est pas héréditaire. Dans les 99 % autres cas, c’est une maladie multifactorielle, qui fait intervenir de nombreux composants comme l’environnement, le niveau d’éducation, les risques cardiovasculaires mais aussi la génétique.

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