Dossier paru dans « Recherche & Santé », le magazine de la Fondation pour la Recherche Médicale, en octobre 2025 /
La prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) a beaucoup progressé ces vingt dernières années, notamment au moment de la phase aiguë. Des progrès rendus possibles par le dynamisme de la recherche préclinique et clinique. Mais il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge de ces patients, pour lesquels moins de 30 % ont un bénéfice des traitements actuels, sans oublier la prise en charge des séquelles à long terme.
Toutes les 4 minutes environ, un patient est hospitalisé à cause d’un accident vasculaire cérébral (AVC). C’est l’une des principales causes de mortalité dans notre pays, et la première cause de handicap acquis complexe chez l’adulte. L’AVC, caractérisé par une interruption brutale de la circulation sanguine dans une partie du cerveau, est une véritable urgence médicale. Plus les traitements sont mis en œuvre rapidement et moins il y a de risques de séquelles et de décès.
Deux types d’AVC
Dans 80 % des cas, l’AVC est de type ischémique : il est causé par l’obstruction d’une artère cérébrale par un caillot sanguin. Celui-ci provient le plus souvent d’une rupture d’une plaque d’athérome* dans une artère cérébrale. L’arrêt brutal de la circulation sanguine dans une zone du cerveau prive les neurones d’oxygène : ils meurent au rythme de 2 millions par minute ! Tout autour, d’autres neurones souffrent. Les symptômes de l’AVC dépendent de la localisation et l’étendue de la zone touchée : perte de mobilité dans une partie voire toute une moitié du corps, troubles de la parole, troubles visuels et sensitifs…
Dans 20 % des cas, l’AVC est hémorragique : un saignement dans une zone du cerveau à cause de la rupture d’une artère petite artère cérébrale fragilisée par une maladie cardiovasculaire (hypertension, diabète…), ou une d’une grosse artère à cause d’une malformation (anévrisme).
Au-delà de facteurs génétiques, les facteurs de risques d’AVC sont pour un grand nombre d’entre eux modifiables : hypertension, hypercholestérolémie, diabète, tabagisme, manque d’activité physique… De plus en plus d’études pointent aussi du doigt l’implication de la pollution atmosphérique.
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