Dossier : Greffes d’organes, don de vie FRM#138

Dossier sur les greffes d’organes paru dans Recherche & Santé n°138
La revue de la Fondation pour la Recherche Médicale – avril 2014

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EXTRAIT :

Il y a de plus en plus de donneurs.
VRAI Entre 2000 et 2012, le nombre de personnes prélevées et de greffes réalisées a augmenté de plus de 50 %. Sur cette même période, la baisse de la mortalité due aux accidents de la route et aux accidents vasculaires cérébraux a conduit à une diminution du pool de donneurs potentiels. Il a donc fallu élargir les critères de prélèvement. Car en parallèle, le besoin en greffons n’a cessé de croître : l’augmentation des maladies chroniques, le vieillissement de la population mais aussi un nombre plus important de situations dans lesquelles une greffe peut être envisagée, tout cela induit un accroissement du nombre de personnes en attente d’une greffe.

Il faut mourir jeune et en bonne santé pour donner ses organes.
FAUX Les progrès médicaux ont permis d’élargir le champ des donneurs potentiels. Aujourd’hui, parmi les donneurs, 32,1 % ont de 50 à 64 ans et 26,6 % ont plus de 65 ans ! Aucun état de santé n’est à priori un obstacle et le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.

On peut donner de son vivant.
VRAI Pour ce qui est des organes, il s’agit avant tout du rein. Puisqu’il est possible de vivre normalement avec un seul rein, on pratique de plus en plus en souvent des transplantations rénales à partir d’un donneur vivant (11,2% des greffes de rein réalisées en 2012). Les règles de prélèvement sont alors strictement encadrées par la loi. Beaucoup plus rarement, on peut aussi prélever et greffer une partie du foie d’un donneur vivant. Enfin, on peut aussi donner de son vivant du sang, de la moelle osseuse, des gamètes…

Il faut parler du don d’organes avec ses proches.
VRAI En France, la loi précise que toute personne est considérée comme consentante au prélèvement d’un ou plusieurs de ses organes après sa mort, si elle n’a pas manifesté d’opposition de son vivant. Il existe deux façons d’exprimer ce refus du don d’organes : l’inscription sur le registre national des refus et/ou la communication de sa position à ses proches afin qu’ils en témoignent en cas de décès brutal. En effet, au moment où un prélèvement est envisagé, la loi exige que les équipes médicales s’adressent aux proches pour recueillir l’opposition éventuelle du défunt, même si celui porte sur lui une carte de donneur.

Ce sont les médecins traitants qui décident à qui est destiné un organe prélevé.
FAUX C’est l’Agence de la Biomédecine qui gère la liste d’attente, et donc l’ordre dans lequel sont placés les malades en attente d’une greffe, selon des critères très précis. Elle orchestre 24h/24 la répartition et l’attribution des organes, au travers de ses services de régulation et d’appui interrégionaux. Les critères sont d’ordres médicaux bien sûr, mais aussi géographiques. Car certains organes supportent mieux que d’autres, le transport et le conditionnement.

Un jour, on pourra tout greffer.
VRAI ou presque. Cœur, foie, rein… mais aussi pancréas, intestin ou plus récemment utérus, on sait presque tout greffer. Du côté des greffes composites, on n’est pas en reste : avant-bras, visage, jambe… Même si elles ne sont pas vitales, ces greffes permettent de changer radicalement la qualité de vie des patients.

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