La place de la psycho-oncologie

Daniel Serin : « La parole fait aussi partie de l’arsenal thérapeutique »

À l’occasion des IIIe Assises nationales des centres régionaux de lutte contre le cancer, les 11 et 12 septembre à Marseille, un sondage réalisé par la Sofres a révélé que 97 % des patients hospitalisés dans un centre sont globalement satisfaits, malgré les délais d’attente et le manque de disponibilité du personnel. La conclusion de l’enquête suggère que le renforcement des psycho-oncologues est une des réponses possibles aux attentes des patients.

La Recherche : Quel est le bilan aujourd’hui de la psycho-oncologie ?

DANIEL SERIN : Les maladies graves et chroniques ont été les premières à démontrer l’importance de l’accompagnement psychologique des patients. Les malades du sida ont ainsi permis des avancées en la matière. Mais, en 1998, il y a eu un électrochoc à l’occasion des États généraux du cancer, quand les malades ont réclamé des médecins plus humains. S’il n’y a que 18 % des malades qui expriment le besoin d’un psychologue, on sait que, derrière 60 % des demandes d’information supplémentaire, il y a une souffrance psychologique.

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