Soins de support : pour une approche globale du patient

Septembre 2014- Journal de l’Institut Curie n°99 /

La prise en charge d’un cancer ne s’arrête pas au seul traitement de la maladie. Il s’agit désormais de considérer le patient dans sa globalité, de l’aider à supporter les conséquences de son cancer et de son traitement, de l’accompagner psychologiquement et socialement. En d’autres mots, d’améliorer sa qualité de vie tout au long du traitement mais aussi de l’aider à préparer l’après cancer. C’est la mission dévolue aux soins de support.

« Les soins de support ne doivent plus être considérés comme la cerise sur le gâteau, mais la cerise dans le gâteau », se plait à dire le Pr Sylvie Dolbeault, psychiatre et chef du département interdisciplinaires des soins de support à l’Institut Curie. De quoi parle t’on ? De l’ensemble de soins et soutiens apportés aux patients tout au long de la maladie, en parallèle aux traitements spécifiques comme la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Il n’est plus question aujourd’hui de se contenter de guérir un organe malade mais bien de traiter un patient de façon globalisée et personnalisée. Dans ce domaine, les Centres de lutte contre le cancer (CLCC), dont fait partie l’Institut Curie, ont été des défricheurs en créant les premiers départements de soins de support à la fin des années 1990. Selon l’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », ces approches complémentaires devraient connaître un développement significatif ces prochaines années. Dans les CLCC, les effectifs de personnels s’y consacrant devraient même doubler.

Grâce aux progrès scientifiques, les médecins guérissent aujourd’hui environ un malade atteint de cancer sur deux. « L’objectif est de les traiter dans les meilleures conditions possibles mais aussi de préparer l’après cancer. Se développent ainsi depuis une trentaine d’années des approches complémentaires. La prise en charge de la douleur et les soins palliatifs ont ouvert le bal », raconte le Pr Ivan Krakowski, oncologue à l’Institut de cancérologie de Lorraine (Nancy) et président de l’Association française pour les soins oncologiques de support (AFSOS). Dès les années 1980, il ne s’agissait pas de se contenter d’utiliser des médicaments puisque l’hypnose ou l’approche psychosociale étaient déjà envisagées pour soulager la douleur.

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