Alimentation, croissance et équilibre

Cheval Magazine n°392 rubrique Alimentation – juillet 2004

C’est pendant la croissance que se forgent les fondations du capital physique d’un cheval. Carences et excès peuvent avoir des conséquences importantes sur le développement de maladies ostéoarticulaires.

Le cheval est un animal à croissance rapide : à l’âge d’un an, il a déjà atteint 60 % de son poids et de sa taille adulte et acquis l’essentiel des propriétés mécaniques de ses os. Facteurs majeurs de la croissance d’un poulain après sevrage : les qualités génétiques héritées de ses parents, son mode d’élevage et son alimentation. “ Les études épidémiologiques montrent qu’environ 70% des pathologies ostéoarticulaires des jeunes chevaux sont dus au mode d’élevage et en particulier à une mauvaise alimentation durant la première année ”, souligne William Martin-Rosset, chercheur en nutrition équine à l’INRA. C’est dire toute l’attention que l’on doit y porter.

Pour un adulte en bonne santé

Les troubles de la croissance ne sont pas faciles à diagnostiquer, et seul un spécialiste peut en identifier l’origine alimentaire. Plus un déséquilibre sera identifié tôt, et plus il sera facile de le corriger. Il ne s’agit pas pour autant de tomber dans l’excès. Le “trop” est aussi néfaste que le “pas assez”. Les chercheurs ont en effet constaté qu’une croissance trop rapide est le principal facteur de risque de pathologies ostéoarticulaires. Le poids du poulain au sevrage est un paramètre clé dans la stratégie d’alimentation. « Des apports alimentaires très élevés après 6 mois ne permettront pas forcément de rattraper un faible poids au sevrage. Le cheval risque même de se nouer : il se développera peu après l’âge de 18 mois », explique William Martin-Rosset. Si la première année est la plus cruciale, l’attention doit se maintenir jusqu’à l’âge adulte, 4 ans en moyenne voire 7 ans pour des races lourdes…/…

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