Les dégâts collatéraux de l’Opération Mains Propres

 – ActuSoins

Les dermatoses des mains sont parmi les maladies professionnelles les plus fréquentes chez les personnels de santé. Pour éviter ce revers de la médaille de la lutte contre les infections nosocomiales, la prévention est primordiale.
Les mains sèches, la peau qui rougit et tiraille, des blessures qui ne cicatrisent pas et parfois même des crevasses… Les mains des infirmières sont mises à rude épreuve !

Il s’agit le plus souvent de dermatites d’irritation (la fréquence varie de 12 à 41% selon les études) favorisées par le travail en milieu humide, la manipulation d’antiseptiques et de désinfectants, et le lavage répété des mains.

La peau a une fonction protectrice essentielle. La surface de l’épiderme, la couche la plus externe, joue le rôle de barrière contre les microbes notamment grâce son pH, légèrement acide.

Du coup, l’utilisation excessive de savons alcalins (pH > 7) peut nuire. D’autre part, si la peau est trop humide (séjour trop long dans l’eau, port prolongé de gants qui empêche la sueur de s’évaporer…) ou trop sèche (froid, air climatisé, savon acide, eau trop calcaire…), elle perd en élasticité et fermeté, et s’abîme alors rapidement. Enfin la désinfection répétée altère la flore cutanée, dont une partie joue un rôle essentiel contre les bactéries pathogènes.

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