Méditer pour mieux vieillir ?

Article paru dans Recherche & Santé n°154 – La revue de la Fondation pour la Recherche Médicale – printemps 2018 /

 

Ces dernières années, les études scientifiques démontrant l’intérêt de la méditation pour notre santé se sont multipliées : elle permettrait de réduire le niveau de stress et d’anxiété, d’améliorer la qualité du sommeil et même de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Des chercheurs Inserm de Lyon et Caen ont décidé quant à eux d’évaluer son impact sur le vieillissement cérébral. En effet, avec l’âge on constate une diminution progressive du volume cérébral et du métabolisme du glucose dans celui-ci, avec pour conséquences le déclin des fonctions cognitives. Or cette évolution peut être amplifiée par le stress et le manque de sommeil, deux facteurs sur lesquels la méditation peut avoir une influence bénéfique.

Grâce à l’imagerie médicale par IRM et TEP, les chercheurs ont étudié le cerveau de 6 personnes âgées en moyenne de 65 ans et cumulant entre 15 000 et 30 000 heures de méditation, et les ont comparé aux cerveaux de 67 personnes du même âge n’ayant jamais médité. Résultats : certaines zones cérébrales ont un volume et/ou un métabolisme plus importants chez les méditants, et ce même lorsqu’on tient compte des différences de niveau d’éducation et de style de vie. Et ces zones « sont spécifiquement celles qui déclinent le plus avec l’âge », précise Gaëlle Chételat. Ces résultats suggèrent ainsi que la méditation pourrait avoir un effet positif sur le vieillissement cérébral, possiblement en permettant une réduction du stress et des problèmes de sommeil qui ont tendance à augmenter avec l’âge.

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